Emilie Tolot

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Le geste d'Emilie Tolot

Origines

 

«Face à une création, chacun est libre de ressentir une émotion et de l’interpréter»

Emilie Tolot n’aime pas parler de ce qu’elle fait, encore moins d’elle-même. Mais elle a accepté qu’un regard extérieur s’exprime sur son œuvre.

La terre, un geste, la vie. C’est son territoire qui permet de saisir le sens de sa démarche et sa profondeur. En l’inscrivant dans une réflexion plus large, plus universelle.

 

Depuis des millénaires, toutes les cultures ont inventé des légendes pour expliquer l’origine de l’homme. Une main sur la matière, argile ou poussière, pour la mettre en mouvement. La main d’un Créateur. Et tout à coup, la vie. Alors que l’homme conquiert sa liberté.

 

Une légende qui raconte un autre mystère, celui du geste créatif.

Ce qui l’inspire ?

«Une image, un mot, un instant qui me touche» murmure Emilie Tolot en évoquant

simplement une «envie» de retranscrire, de traduire. Sa main, celle du sculpteur-créateur. Un geste qui inspire le mouvement. 

Alchimie de la création. De la matière et du sensible pour inventer du vivant. Moment insaisissable qui renvoie aux origines.   

"La taille idéale"

 

16, chiffre magique, d’abord. Des centimètres, la taille «idéale» que cette artiste a choisi pour

ses personnages et les mettre en mouvement.

 

Du grand au petit

Tout à fait dans son style discret. Une vraie intuition aussi. Méditation sur le mouvement où

le corps, comme celui d’un sportif, se contracte, se ramasse, se concentre, pour libérer son

énergie et se déployer.

«Je me suis consacrée à l’essentiel, le mouvement, en étant dans l’esquisse».

Un format qu’elle va appliquer à une matière différente. Elle abandonne la traditionnelle             terre cuite pour la terre auto-durcissante qui sèche très vite en la confortant avec une armure métallique.

 

De la rigidité à la souplesse

Ce qui exige un travail «plus rapide, plus spontané avec moins de reprises».

Une terre plus lisse, plus précise qui lui permet de travailler sur ce format plus compact.

Une dynamique «très stimulante». Alternance dans son geste aussi.

«Aujourd’hui, je fais toujours les visages et les mains à part. Ensuite les corps».

 

De l' intime au spectaculaire

Un geste tout en précision. Elle commence par les visages qui font «la présence d’un personnage». Des visages qu’elle façonne en ayant en tête «le mouvement qui va avec».

Puis elle réalise les mains qui vont prolonger ce mouvement. Des mains qui

«renforcent l’expression du corps».

Un travail «à part» puis un assemblage. Le corps vient alors s’inscrire dans cet élan.

La sculpture en mouvement

1/1

Timing

   Ces 15 images

représentent 1 seconde

 de film en stop motion.

  Chaque séquence

 exige de réaliser

  une sculpture

en pâte à modeler

qui est en suite animée

 image par image, 

  photographiée

   et montée.

   Le film

 "pâte à modeler" 

https://youtu.be/Jtss07hwoa0

   dure 180 secondes

soit environ 3000 images

 900 heures de travail

  4 mois intensifs

Fiche technique de la Boite Noire

 

La boite

Un parallélépipède rectangle de 90 cm de longueurpar 50 cm de hauteur et de profondeur. Cette taille standard pourra évoluer dans ses dimensions mais aussi dans ses formes.

Deux ouvertures : sur la face arrière pour l’écran et sur la face avant pour l’œil du spectateur.       A l’arrière, une ouverture de la taille de l’écran soit 22 pouces, c’est à dire 44,7 cm x 33,5 cm.       A l’avant, une lucarne d’environ 20 cm x 8 cm dont la taille pourra varier en fonction de la scénographie.

Cette boite est constituée de six planches en bois, agglomérées ou contreplaquées, de 80

à 120 mm. Ses faces sont vissées et renforcées en interne par des équerres. A l’exception de la face avant qui est en partie mobile grâce à un système d’aimants.

L’ensemble de la boite est peinte en noir mat à l’extérieur comme à l’intérieur.

Poids moyen d'une boite : 25 kg environ.

Sur le côté droit de la boite une mention : «La boite noire d’Emilie Tolot» avec le titre de la boite et son numéro. Ainsi qu’une signature de l’artiste.

 

L’écran

Il occupe une position centrale dans cette boite noire puisqu’il est fixé sur le double fond du panneau arrière, face à l’ouverture.

Cet écran HP de 22 pouces soit 44,7 cm x 33,5 cm, est à haute résolution. Deux entrées vidéo HDMI et VGA. Son poids : 2,5 kg environ.

Avec un lecteur multimédia HDMI full HD permettant se connecter au WIFI.

Possibilité également d'installer un Raspberry Pi 3 Modèle B.

 

Les films

Un film en stop motion c’est-à-dire réalisé image par image, est diffusé en boucle sur l’écran. Durée moyenne de 1 à 3 minutes. Il met en scène un personnage en mouvement, réalisé en pâte à modeler qui apparait, se compose, évolue et disparait.

Chaque séquence exige une sculpture en pâte à modeler qui est ensuite animée image par image photographiée et montée. Des images en haute définition, 1920 x 1080 pixels.

Le film en stop motion réalisé par Emilie Tolot : «Pâte à modeler» dure 3minutes. 15 images par secondes. Soit 3 000 images, 900 heures de travail.

Ces films sont diffusés à l’aide d’un lecteur multimédia avec une connexion wifi. Le

tout branché directement sur l’écran qui permettra à l’artiste d’envoyer de nouveaux films en stop motion.

 

Les sculptures

Elles sont positionnées devant l’écran de dos ou de profil par rapport à la face avant

de la boite. Des sculptures réalisées en terre auto-durcissante, de couleur blanche.

Leur taille moyenne : 16 à 18 cm de hauteur.

Chaque boite comprend 15 à 20 personnages en mouvement. Avec des mains et

visages travaillés, des corps ébauchés. Comme les personnages des films.

L’ensemble de ces sculptures sont mises en scène et fixées sur un plateau enpolystyrène compressé recouvert de sable.

 

L’éclairage

Trois ou quatre points d’éclairage dans la boite noire. Avec des mini-lampes LED de

5 à 6 watt. Chacune étant branchée sur un même port USB.

Ces «projecteurs» apportent de la lumière au groupe de sculptures. Ils sont positionnés hors du champ de vision du spectateur, c’est-à-dire soit à droite ou àgauche, soit en hauteur. Et fixés sur des supports eux-mêmes positionnés sur des rails.

 

L’électricité

Cette boite noire est alimentée par une connexion au réseau électrique domestique

(220 volts)

Dans un premier temps, par une liaison filaire. Mais l’objectif est de supprimer tout branchement physique pour privilégier une autonomie totale de la boite. Le principe de toute œuvre d’art.

Cette autonomie pourra être développée par la mise en place de batteries rechargeables. Ou par un champ éléctromagnétique.

A l’intérieur de la boite, deux points d’alimentation permettent de faire fonctionner l’écran et les projecteurs. L’ensemble est relié à un point central connecté au système électrique.

Un plancher ou une gaine technique permet de regrouper l’ensemble des fils.

La boite noire n’est pas en permanence en activité. Mais simplement quand un spectateur la sollicite. Un bouton permet alors de la mettre en activité, film et lumière.